Webinaire One Health | Santé écosystémique et conservation: quelle approche pour une cohabitation durable entre faune sauvage et activités humaines (Prof Cyrille BOKO)
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- Webinaire One Health | Santé écosystémique et conservation: quelle approche pour une cohabitation durable entre faune sauvage et activités humaines (Prof Cyrille BOKO)
- 2026-09-25T15:00:00+02:00
- 2026-09-25T16:30:00+02:00
- Quand 25/09/2026 de 15:00 à 16:30 (Europe/Brussels / UTC200)
- Ou En ligne - Teams
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Orateur : Professeur Cyrille BOKO
Horaire : 15h-16h30 (GMT+1)
Résumé:
Santé écosystémique et conservation : quelle approche pour une cohabitation durable entre faune sauvage et activités humaines ?
Présenté au webinaire scientifique ARES–Université d'Abomey-Calavi par le Professeur Cyrille K. BOKO, cet exposé en sept parties défend une thèse centrale : santé humaine, animale et écosystémique qui sont trois lectures d'un même système sous pression, et la multiplication des interfaces de contact résulte de choix d'aménagement plutôt que d'accidents.
Après avoir clarifié les notions de santé écosystémique, de conservation et de cohabitation durable — cette dernière entendue comme un équilibre dynamique de coadaptation et non comme l'absence de conflit —, l'exposé accorde une place centrale aux microorganismes. Composante majeure mais ignorée de la biodiversité, ils sont à la fois régulateurs écologiques et indicateurs précoces de dysfonctionnement. Les flux à l'interface sont bidirectionnels : les agents pathogènes circulent de la faune vers l'humain, les gènes de résistance antimicrobienne en sens inverse.
De ce constat découle un cadre d'action original en quatre piliers ordonnés : qualifier le contact dans l'espace et la saison, protéger dans les deux sens, interrompre au niveau de la barrière la plus accessible, gouverner par un partage explicite des coûts et des bénéfices. La plupart des projets, souligne l'auteur, commencent par le troisième pilier et posent leurs mesures au mauvais endroit.
Deux terrains illustrent le propos : le Serengeti, où l'élimination de la peste bovine a redessiné l'écosystème entier, et l'émergence d'Ebola en contexte de déforestation. Les perspectives identifient un verrou institutionnel plus que scientifique et posent quatre conditions de gouvernance : coordination, engagement politique, cadres réglementaires et financement durable.
Conclusion : la cohabitation ne se décrète pas, elle se diagnostique, se finance et s'évalue.
